Les 30 salariés de la maison de champagne Ruinart sont inquiets, par l'annonce d'un redéploiement de 9 salariés du site.
Lesquels vont rejoindre le site de Moët et Chandon, à Epernay. Ils craignent à terme la fermeture du site de production de Reims.
On leur avait promis que rien ne changerait, et que le regroupement des marques du groupe LVMH désormais réunie en une seule entité administrative, appelée Moët-Hennessy Champagne Service et surtout ne provoquerait aucun bouleversement.
Pour les 30 salariés de Ruinart, les promesses n'ont pas été tenues.
Il y a dix jours, ils ont appris que 9 d'entre eux seraient redéployés au sein de l'unité de production Moët et Chandon à Epernay.
A terme, les syndicats craignent la fermeture du site de production, de la plus ancienne maison de champagne.
Si depuis 2003, la grande majorité des bouteilles de Ruinart sont produites par Moët, le site de Reims continuait de produire les bouteilles de prestige, une niche à forte rentabilité.
Mais voilà l'activité est jugée insuffisante par la direction pour justifier le maintien de tout le personnel.
Pour le président de la maison de champagne, cette mobilité serait juste temporaire.
Solidaires de leur collègues, certains salariés du groupe dénoncent eux aussi cette mobilité.
D'après Bruno Bression, délégué syndical, ce n'est pas l'activité qui manque.
Pour l'heure, aucun des 30 salariés ne s'est porté volontaire pour rejoindre le site de Moët et Chandon à Epernay. Tous regrettent l'absence d'un véritable projet industriel pour Ruinart.
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