France 3
Il a rencontré les policiers du commissariat d'Epernay et s'est rendu au chevet de l'agent blessé.


Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, s'est rendu à Epernay (Marne) ce mercredi matin pour "témoigner de la solidarité du gouvernement" avec le policier grièvement blessé lundi par un jet de pierre à l'occasion d'un contrôle routier.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a rencontré ce mercredi la famille du policier grièvement blessé lundi à Epernay (Marne) en exprimant son espoir que les auteurs de l'agression soient rapidement identifiés.
"Il y a des procédures d'identification techniques et scientifiques en cours, notamment sur le projectile qui a atteint le policier à la tempe. J'ai bon espoir que dans un délai rapproché, on puisse avoir des éléments précis" pour pouvoir identifier les auteurs, a déclaré le ministre dans le commissariat d'Epernay, où travaille le brigadier-chef blessé lundi soir par un jet de pierre lors d'un contrôle routier.
M. Hortefeux s'est entretenu avec l'épouse, les deux enfants et les collègues du policier et devait se rendre dans l'après-midi à son chevet à Reims.
Le procureur général à la cour d'appel de Reims, Jean-François Pascal, a souligné des faits d'une "gravité extrême" et assuré que "tous les services de la loi (étaient) mobilisés".

Témoignage et reportage

Témoignage de Saï, 24, habitant du quartier de Bernon d'Epernay.

C'est ce jeune homme que les policiers auraient tenté d'interpeller avant que tout dégénère et qu'un policier soit grièvement blessé.


Voir son témoignage




Voir le reportage complet sur la venue de Brice Hortefeux
à Epernay.

Les faits, l'enquête...

De son côté, le procureur général à la cour d'appel de Reims, Jean-François Pascal, a souligné des faits d'une "gravité extrême" et assuré que "toutes les ressources de la loi (étaient) utilisées et tous les moyens mobilisés".

Michel Husson a reçu une pierre dans la tempe lors d'une intervention dans le quartier "Bernon" d'Epernay visant à interpeller un jeune homme circulant sans ceinture de sécurité. Celui-ci, recherché depuis 2008 pour vol en bande organisée et qui avait quelques jours auparavant "menacé de mort des policiers", selon le ministre, a réussi à s'enfuir. "Entre une dizaine et une quinzaine d'individus" ont pris les policiers à partie et leur ont lancé "des morceaux de parpaings", a expliqué M. Hortefeux.

L'enquête, confiée au SRPJ de Reims et à la sûreté urbaine d'Epernay, mobilise "toute la brigade criminelle et, avec les techniciens, ce sont plus de vingt" membres de la PJ qui travaillent sur cette affaire, a confié une source proche du dossier.
Les enquêteurs comptent beaucoup sur les "éléments techniques et scientifiques" et la possibilité pour les témoins de s'exprimer "sous X" en se faisant domicilier au commissariat. Ils éviteront ainsi les risques de représailles.


"interpeller les individus de cet acte criminel"

Le Ministre de l'intérieur déplore cette agression.
"J'ai appris avec émotion et indignation l'agression extrêmement violente dont a été victime, à Epernay, un fonctionnaire de la police nationale", écrit le ministre dans un communiqué.
Son état "est stable et stationnaire, mais s'agissant de traumatisme crânien, le processus est toujours long, selon les médecins", a rapporté le ministre, "venu partager toute l'émotion et l'indignation de tous ses collègues, légitimement très choqués".

Cette agression, explique-t-il, "a eu lieu à la suite du contrôle d'un véhicule dont le conducteur était recherché dans le cadre d'une procédure judiciaire". "Alors que les policiers s'apprêtaient à interpeller ce suspect, ils ont été pris à partie par une dizaine d'individus qui leur ont lancé divers projectiles. Touché à la tête par une pierre, l'un des policiers a perdu connaissance", poursuit le ministre, en soulignant que "le pronostic vital est, hélas, désormais engagé". "Je me rendrai demain à Epernay pour témoigner de la solidarité du gouvernement à l'endroit du policier blessé, de sa famille et de ses collègues qui, chaque jour, risquent leur vie pour assurer la protection de nos concitoyens", indique Brice Hortefeux.

En attendant, il a "demandé aux services de la police judiciaire de Reims de tout mettre en oeuvre pour interpeller, dans les meilleurs délais, les individus responsables de cet acte criminel, afin qu'ils soient déférés à la justice".

Pour sa part, l'Unsa-police "dénonce les violences inacceptable" dont ce policier, un "brigadier chef âgé de 49 ans" a été victime, précise le syndicat.
Se montrant "inquiète de la multiplication de tels actes, l'Unsa-police demande que s'appliquent immédiatement les sanctions les plus sévères prévues par les textes (...) afin que cessent ces exactions perpétrées à l'encontre de policiers, dépositaires de la force publique".
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